La psychologie de la finance

Il a toujours été de notoriété publique que l’investissement relevait d’une décision rationnelle basée sur une analyse de plusieurs facteurs. Pourtant, plusieurs études récentes ont prouvé que l’investissement financier est influencé par de nombreux facteurs irrationnels relevant des sentiments ou de la perception. L’analyse de ces différents facteurs fait intervenir ce qui est désormais appelé la psychologie de la finance. De quoi s’agit-il en réalité ?

 

Psychologie de la finance, la mesure du sentiment des investisseurs

Encore appelée la finance comportementale, la psychologie de la finance est une discipline récente qui permet de mesurer et d’analyser le sentiment des investisseurs.

En effet, le sentiment en finance est considéré comme « l’ensemble des anticipations des investisseurs non justifiées par les fondamentaux économiques ». En d’autres termes, il s’agit de tous les facteurs qui ne respectent pas les paradigmes économiques classiques, mais qui influencent la décision d’investissement.

Il peut s’agir de sentiments de pessimisme ou d’optimisme tels que le mimétisme, l’excès de confiance, les erreurs de perceptions, etc. Or, en finance, le sentiment est synonyme d’erreur, car il ne repose pas sur les indicateurs financiers fondamentaux.

D’ailleurs, contrairement aux indicateurs financiers, le sentiment est difficilement quantifiable en raison de son caractère subjectif et individuel. Pourtant, la psychologie de la finance fait intervenir plusieurs méthodes de mesures mobilisées dans les sciences naturelles et les sciences sociales.

Mais récemment, il s’est avéré qu’Internet représentait l’une des méthodes de mesure prédictives les plus efficaces.

Internet comme méthode de mesure du sentiment des investisseurs

La plupart des sciences sociales et naturelles ont été mises à contribution pour mesurer le sentiment des investisseurs. Toutefois, des études ont montré que le flux des recherches dans les moteurs de recherche, ainsi que les réseaux sociaux font partie des méthodes les plus fiables.

En effet, la plupart des investisseurs ont recours à Internet lorsqu’il s’intéresse à un titre, permettant ainsi d’affiner les paradigmes de la psychologie de la finance. Cela implique que les volumes de recherche peuvent constituer un indicateur de l’activité économique.

Suivre les recherches récurrentes effectuées permet de savoir le degré d’attention que portent les investisseurs à certains titres. Aussi, l’augmentation des volumes de recherche portant sur le thème « crise financière » permet de prévoir avec certitude l’évolution prochaine de l’instabilité des taux de change.

Il en est de même pour les réseaux sociaux. A ce propos, des études ont aussi permis de faire le lien entre l’humeur des internautes et la rentabilité des marchés boursiers. Le but de ces recherches est de s’informer avant d’agir. C’est donc sur la base des résultats que les investisseurs décident s’ils doivent investir ou non.

Plus le volume de requêtes porte sur certaines terminologies, plus il est possible de déterminer si le sentiment des investisseurs tend vers le pessimisme ou l’optimisme. Plus les volumes de requêtes portent sur le mot « crise », plus cela témoigne d’un sentiment de pessimisme. C’est ce qu’on appelle le Google Trends Negative Sentiment (GTNS).

Ce qui explique les sentiments de stress et d’incertitude qui animent les investisseurs. Il en est de même pour d’autres mots à connotation économico-financière négative tels que débiteur, déficit, faillite, inflation, liquidation, pauvreté et récession.

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